DANSE AVEC LES MÂLES.

Il y a un monde de différences entre les approches masculines et féminines de la danse. En effet, alors que la femelle se trémousse invariablement pour faire valoir ses appâts, et ce qu’elle soit ou non sous le regard du mâle, l’homme décline une chorégraphie beaucoup plus diverse, qui varie selon que la femelle est présente ou non.

Ainsi, en présence de la femelle, nous observons de façon récurrente :

– un gonflement du torse accompagné de mouvements prononcés des épaules

– une curieuse propension à frotter ses parties génitales sur les fesses des femelles (tous les spécimens clubbers)

– au niveau facial, un rictus latéral, rehaussé d’un froncement asymétrique des sourcils, formant ainsi un parallélisme entre la ligne des sourcils et celle de la bouche, caractéristique de ce que l’on appelle communément « regard de séducteur » (absolument tous les spécimens dotés de l’instinct de reproduction font montre de ce type de comportement, dont nous avons d’ailleurs sélectionné quelques exemples de choix ci-dessous)


2. En l’absence de la femelle, ou assez tard dans la soirée pour oublier le regard de la femelle :

-un pas de danse consistant à se jeter sur les autres mâles de la piste, dans le but de comparer les forces des danseurs, et de se donner de la tendresse virile, l’alcool aidant.

-se donner des claques dans le dos, en signe de reconnaissance, en se balançant d’un pied sur l’autre.

-pousser de cris

-faire de la « air guitar »

-faire du play back, se jeter par terre, se mettre à genoux et remercier son public imaginaire.

Entre le moment où les femelles sont sur la piste et celui où la résistance à l’alcool a fait le tri entre  danseurs et danseuses, le mâle décline donc sa chorégraphie de la parade amoureuse (1.) à l’intimidation mutuelle et la guerre de tous contre tous au sein de la meute dansante (2.).

Nous pourrions cependant faire l’hypothèse d’une constante entre ces deux situation de danse virile : le mime.

En effet, le mâle mime le coït en se frottant contre les fesses présentes, connues ou non, tout en tentant d’hypnotiser la femelle par ses acrobaties faciales (voir photos du rictus du séducteur), il mime le combat avec le pogo, et la transe créatrice avec le play back et la air guitar…

Notons pour conclure à la gloire de l’habilité et de l’astuce virile que ces deux derniers mimes sont tous deux réalisés à l’aide d’une bouteille de bière, servant alternativement de micro et de manche de guitare.

Publicités

LE MALE ET LA MODE

  

 

 

 

 

 Il y aurait trop à dire, et pas assez d’intérêt à le faire, sur le rapport du mâle de base à la mode. Il en va sûrement de même en ce qui concerne le femelle de base.

   C’est pourquoi cet article, comme ce blog, ne s’intéresse délibérément qu’au viriliste de haut niveau.

   Le viriliste évolué, (homo Tom Fordus) affiche en société une maîtrise des codes vestimentaires qui peut parfois aller jusqu’à l’élégance.

C’est seulement à celui ou celle qui l’étudie dans l’intimité de sa tanière que revient je privilège de découvrir les arcanes de son approche authentiquement virile de la mode.

 

   En dehors des vêtements donnant au mâle l’accès à la vie en société (ceux qui lui permettent de nous séduire, de trouver du travail, de se faire des amis…) subsistent dans la garde-robe masculine de mystérieuses pièces de collection que n’explique aucune tendance underground ou vintage.

   Comment comprendre ce lien fétichiste au passé chez un être qui, poussé par « l’élan civilisateur » dont parle l’éminent viriliste Sigmund Freud, est tourné vers l’avenir et le progrès ? Nous pensions, jusqu’à la découverte d’un slip de bain orné de palmiers fluorescents chez le spécimen X, que le mâle se libérait des entraves du passé pour évoluer librement vers son glorieux destin, ce qui expliquerait qu’il ne s’embarrasse pas des souvenirs de dates d’anniversaires, de prénoms, de promesses, …exception faite toutefois des numéros de téléphone et des photos des ex…

    Slips de bains des années 80, survêtements hors d’usage gardés « pour dormir », chaussettes trouées et photos d’ex…nos chers mâle, en plus d’être passéistes, seraient ils des ploucs ?

Avant d’en arriver à une telle conclusion, une analyse synchronique et diachronique de la garde robe secrète du viriliste s’impose.

 

Analyse diachronique :

Le dressing masculin comporte fatalement quelques reliquats de l’adolescence du mâle. Ainsi, nous avons trouvés au fond de l’armoire des virilistes les plus tendances :

-une collection de T-shirt de groupes de rock (spécimen C)

-une chemise indienne à col mao et boutons en noix de coco (spécimen Ba)

-un porte-feuille « Oxbow » astucieusement fermé par un scratch (spécimen X)

-un jean levis « 501 », et sa coupe taille haute si caractéristique (spécimen J)

-un bermuda beige à pinces, comme on peut encore en voir…dans les rediffusions de « Beverly Hills » (spécimen G)

-un bas de survêtement à pression sur le côté, un « streetball », je crois (Je sollicite l’indulgence du lecteur sur cette incertitude, mais j’étais en 5èmeA la dernière fois que j’ai entendu le nom de ce modèle et que j’ai été susceptible d’être séduite par celui qui le portait…en tous cas, il y en avait un chez le spécimen Be, en 2007)

 

    Ces curiosités peuvent s’expliquer par un éclairage diachronique : en conservant ces vestiges d’un autre temps, le viriliste écrit son histoire.

Un étude archéologique des strates déposées sur les étagères de son armoire nous révèlera les différentes époques de sa jeunesse, de la période « rappeur », à la période « hippie/alter-mondialiste », en passant par la phase « sportive », puis, « séducteur », « hard-rockeur », « surfeur », « n’importe quoi/amateur de jeux de rôle ».

Décidément, notre cher mâle revient de loin.

Rendons lui grâce au passage de ne plus conserver de ces périodes que des vestiges symboliques, quand tant d’autres hommes conservent pieusement leur catogan ou leur tunique hippie à plus de trente ans.

 

Analyse synchronique :

D’autres vieilleries vestimentaires ne peuvent s’expliquer par l’évolution identitaire dont le mâle voudrait garder le souvenir.

Le T-shirt troué photographié ci-contre appartenant au spécimen N, par exemple, n’a jamais été à la mode.

  

 

 

 

 

 

 

   Ce genre de pièces nous révèle la part tendre de la virilité. Chaussettes trouées et les pulls élimés au col (spécimen A) tiennent la même fonction que le « doudou » de l’enfant, chose usée et répugnante qui rassure le mâle et que personne ne doit s’aviser de laver ou de jeter. Le viriliste éprouve un attachement affectif pour ses vêtements mités.

 

    L’alibi le plus fréquemment utilisé par le mâle pour justifier cette tendance conservatrice est le suivant : « je le mets pour dormir ».

Pour dormir, c’est-à-dire pour les moments d’intimité avec nous.

Cette parade amoureuse du quotidien, si elle a son charme, donne parfois lieu à des rencontres du troisième type entre le viriliste qui entre dans la chambre en bas de jogging  hors d’âge et taché de peinture (signe ostentatoire du don viril pour le bricolage, et plus largement, pour la transformation du monde qui l’entoure, poussé par le fameux  « élan civilisateur » dont nous parlerons précisément plus tard) et la partenaire qui l’attend en guêpière et bas résilles, et qui s’efforce de se rappeler pourquoi elle est dans cette tenue.

   

 

Par désir d’exhaustivité, nous avons poussé l’investigation jusque chez le cordonnier à qui le spécimen N a consenti à confier la réparation d’une paire de chaussures fétiche, et nous en avons rapporté des preuves photographiques.

 

  

 Le viriliste n’est donc ni un radin, ni un contempteur de la mode, mais un sentimental un peu nostalgique. Touchant, non ?

 

ERECTION ET SENS CRITIQUE

Un article du professeur Elise.

 

    

 

 

   En regardant la charmante demoiselle photographiée ci-contre, on serait tenté de penser que tout lecteur de cet article y verrait une pétasse siliconée et très vulgaire.

    En réalité, seuls les lectrices et les lecteurs homosexuels non virilistes parviennent à cette perception objective.

    Les lecteurs virilistes, eux y voient une demoiselle ayant mangé beaucoup de soupe pendant son enfance, ce qui développe naturellement la poitrine (traitant au passage de jalouse la copine qui aurait évoqué une aide chirurgicale probable), dotée en outre d’un sens de la mode personnel et minimal, dont l’absence apparente de subtilité et d’élégance serait en fait…du second degré ! (l’hypothèse du « second degré » a été formulée devant témoins par le spécimen N).

Si vous êtes sceptique, amusez-vous à faire le test sur le cobaye de votre choix, et n’hésitez pas à nous faire part des résultats de votre expérience.

    Ce petit miracle de la relativité de la perception est un phénomène quasi universel que nous expliquons ainsi : chez le mâle, LE SENS CRITIQUE EST INVERSEMENT PROPORTIONNEL AU TAUX D’ERECTION.

   

   En effet, dans une situation où le viriliste bande (plus ou moins), la partie de son cerveau dévouée en temps normal à l’exercice du sens critique n’est plus irriguée à cause de l’afflux sanguin sollicité par l’érection.

  

    Certains cas de mort cérébrale ont ainsi été constatés chez des sujets en parfaite santé qui étaient simplement en train de regarder un film pornographique (ou une côte de bœuf, une avocate de l’émission « Sans aucun doute », une « amie » très  « intelligente, forte et fragile à la fois », une ex avec qui il n’y a « plus aucune ambiguïté », n’importe quelle passante d’un âge raisonnable, etc…)

 

 

 

    Le sujet G, qui avait quelque intérêt pour ma personne, a déclaré que je ne portais pas de maquillage, ou si peu, nonobstant l’oeuvre cosmétique volontairement voyante qui orne mon visage.

    Le sujet  N, champion toutes catégories de la candeur masculine à l’égard des artifices féminins, est incapable de distinguer un hâle naturel d’une brûlure aux UV ajoutée à un « subtil » fond teint « terre de soleil » (qui laisse de vieilles traces sur le col de la minirobe blanche). Il refuse aussi de croire que les femmes s’épilent les sourcils. Des racines noires au sommet d’une chevelure blonde platine ne signifient nullement qu’il y a eu modification de la couleur naturelle. De même, devant un photographie de faux seins vue sur internet, ce sujet nous a soutenu qu’ils étaient naturels en dépit de leur proportion surhumaine (deux pastèques sur un fille pesant 45 kilos, habillée) et de la cicatrice, pourtant caractéristique, autour du mamelon.

  

   L’érection annihile donc le sens critique sur autrui à forte poitrine, mais altère aussi puissamment la faculté d’autocritique.

   Nous avons en effet pu observer chez de nombreux mâles, et en particulier chez le spécimen A en situation de coït (expérience menée par le professeur Nicolas) un durcissement phallique significatif lors de stimuli verbaux tirés de la rhétorique pornographique de type « oh oui, elle est si grosse, elle est énorme, tu es si fort… ».

    Dans cette circonstance, il semble clair que le mâle devient à tout persiflage, le  sens de l’ironie disparaissant en même temps que celui de l’autocritique sous l’effet de l’excitation sexuelle.

 

COMBATS DE COQS HUMAINS

      Un article du professeur Elise.

   

    Lorsque nous observons nos spécimens se saluer, se bourrant de coups les côtes, le dos ou les épaules, ou se contentant de se broyer les os de la main sous prétexte de se la serrer d’une virile manière (montrance de la force), il nous est difficile de savoir s’ils sont amis ou ennemis.

     Quoi qu’il en soit, l’homme viriliste aime à faire montre de force et affectionne ainsi l’affrontement physique. Le sujet BO vante à qui veut bien l’entendre sa ceinture noire de karaté, le sujet N pratique la boxe et y voit non un sport mais un moment de Vérité.

      

   C’est sans doute au nom de cette Vérité que le sujet N, lors d’un dîner agréable que nous partagions au restaurant avec sa sœur et son beau frère (sujet Th, non moins viriliste), eut la charmante idée de proposer à ce dernier de sortir pour se battre, après que Th lui a fait une remarque sur sa façon de parler à la serveuse. L’affront était immense, en effet.

      Plus tard dans la soirée, je lui demandai, perplexe, ce qui lui était passé par la tête. N m’expliqua avec bonhomie qu’il voulait « casser la gueule » de son beau frère car « cela aurait scellé [leur] amitié » …

       Ce même spécimen veut sans doute se faire plein de nouveaux amis, car il nous a récemment confié (pensant sans doute nous enthousiasmer par ce projet) qu’il provoquait un inconnu sur internet (à la suite d’une discorde politique sur un forum…).

      Il serait intéressant de confronter les théories de N et de A, inventeur de la rhétorique des coups, selon laquelle un coup de poing repousse (il est donc hostile), alors qu’un pincement retient (il est donc tendre).

       Il faut donc se garder de tout amalgame.

 Etrangler peut en effet être une marque de tendresse, et un coup de poing repousse tout scellant des liens authentiques entre hommes.

 

JUSQU’A LA GARDE

Un article du professeur Elise.

 

  

 

   De tous les spécimens observés, pas un n’échappe à cette règle : point de pénétration si ce n’est pour nous la mettre « jusqu’à la garde ».

   Cette obsession tient le mâle sous un empire incontestable. Bien que la sensibilité nerveuse caudale se situe bien moins à la base qu’au bout du sceptre sacré, il faut, dût-il pourfendre son partenaire, que l’individu viriliste entende ce claquement bien connu produit par le choc des testicules sur nos fesses.

   Dans le cadre d’une fellation, nous observons chez 89% des sujets une tendance inconsciente à l’émétophilie, puisque le virilisme pousse monsieur à tenter de faire vomir son partenaire en maintenant sa tête immobile afin de mieux fouiller de fond de sa gorge…

     

    Le coït anal ou vaginal est bien sûr le terrain expérimental le plus évident pour observer ce phénomène. Nous avons constaté avec stupéfaction ce but devenir un Graal pour le sujet TF, entraînant une quête effrénée de trois ans ! Le pauvre homme (surnommé « la Matraque »,rappelons-le) n’était pas parvenu à faire disparaître la totalité de l’énorme chose dans le vagin virginal de la partenaire durant ces trois années d’effort. Mais un jour la persévérance héroïque du spécimen finit par payer, ce qu’il commenta ainsi :  « Ca y est, tu es une femme maintenant. ». Mais nous aborderons plus loin la vaste question de la chasse au pucelage, réel ou imaginaire.

   Par extension, nous observerons le spécimen G dans la situation éminemment viriliste du bricolage. Pour poser de simples  étagères, de simples vis n’auraient pas suffit. Il fallait, au risque de passer chez le voisin, utiliser un long et large forêt, quitte à s’enfoncer tout entier dans le mur.

   Il ressort de ces expériences que cette pénétration extrémiste a pour but, même dans la douleur et la destruction*, de nous faire admettre qu’Elle est vraiment très grosse et très longue.

 

 

*La spécimen R  a une délicieuse façon de qualifier une jolie femme: il la déclare « pétable »

LE REPERTOIRE VIRILISTE, UNE ALLEGORIE DE L’INFINI

   Un article du professeur Elise.

  

 

Chez nos deux specimens favoris, A et N, parmi de très nombreuses similitudes exactes, une nous semble particulièrement déconcertante : leurs répertoires téléphoniques comportent d’insondables abysses. Dans cet univers obscur et méconnu des profondeurs, rampent des êtres ayant miraculeusement échappé au temps, à l’évolution, à l’oubli.

   Tels ces poissons préhistoriques, survivant on ne sait comment dans les ténèbres sous-marines, dans le répertoire du mâle rôde le pote de collège plus vu depuis dix ans, la personne entrevue dans une soirée, avec qui on s’est trouvé, l’alcool aidant, d’inexplicables affinités (sur le modèle :  « j’ai rencontré une fille trop sympa…forte et fragile à la fois… »), le pilier de bistrot pris, dans les mêmes circonstances, pour un philosophe, l’illuminé avec qui on a chatté sur internet dans un moment de profond désoeuvrement, des noms, sur lesquels on serait bien incapable de mettre un visage, mais que l’on garde pour tester les capacités de mémoire de son téléphone mobile, et surtout, la bête effroyable et nuisible entre toutes, la plus coriace, celle qui remonte de temps en temps à la surface téléphonique en rappelant d’elle-même,L’EX.

    

Ne nous étonnons pas de la survie de cette abondante faune. Notre mâle, en amoureux de l’écologie, et surtout du suave frisson qu’il éprouve en disant « J’ai plus de 200 numéros ! »(A), s’efforce de préserver la frêle existence de ces espèces vouées pourtant à la disparition. Il les nourrit, les dénombre, en introduit de nouvelles, par de réguliers appels, des petits verres avec les uns et les autres.

    Son réseau, c’est son ego. L’étendue de son cercle social, comme celle de sa bite, doit être extrème.

    Le spécimen N, nous faisant l’éloge d’un ami, le vante en ces termes : « Il a plus de 400 amis sur Facebook ! ».

    Devant notre perplexité, il nous explique que l’étendue du réseau est synonyme de puissance, et comme pour mieux nous autoriser la compréhension métaphorique du gros réseau, avatar phallique qui induit une supériorité, il ajoute : « Par rapport à son réseau, le mien est minuscule. Enculé ! Qu’est-ce que je dis, moi aussi j’ai un gros réseau ! ».

    A travers le champ lexical de ces propos,  ainsi que le sémantisme de l’interjection, on se rend bien compte qu’en matière de réseau comme de pénis, sur Facebook comme dans un vestiaire, l’enjeu reste de savoir qui a la plus grosse, et qui, en signe de supériorité et de domination, pénétrera l’autre (« Enculé ! »). Notons au passage que la problématique du répertoire recoupe alors celle du paradigme conceptuel viriliste, qui se résume pour ses idées fondamentales à deux entrées (cf infra, « Virilisme et rentrance ») :

1)     « Je suis le plus fort »

2)     « Je veux te pénétrer »

    Par ailleurs, lorsqu’il évoque son réseau, le mâle viriliste ne semble pas savoir que l’on n’appelle pas « amie » une ancienne collègue de bureau à qui on a parlé cinq fois devant la machine à café. Il ignore le champ lexical nuancé permettant de discriminer : « ex », « vague connaissance »,  «  voisine de ma cousine par alliance », etc…

    Il tire une gloire difficilement quantifiable de ces mondanités, et un plaisir sournois à draper de mystère le moindre café pris avec un quasi inconnu, en nous déclarant : « J’ai vu une amie/un ami, c’était très sympa… » (plus de précisions dans un article à paraître, « Mystère de merdre »).

  

   De ce fait, le mâle viriliste semble toujours très occupé, car voir régulièrement tous ceux que l’on a croisé durant toute sa vie, cela prend du temps, au moins sept soirs par semaine…

 

MEME PAS MAL.

Un article du professeur Elise.

 « La solitude n’est donc pas seulement

  un désespoir et un abandon,mais aussi

  une virilité, une fierté et une souveraineté. »

                 Emmanuel Levinas, Le Temps et l’Autre.

 

 

 

   Dans la continuité de nos observations sur le piment, penchons-nous à présent sur la prétendue résistance, voire  l’invulnérabilité de l’homme aux douleurs physiques ou morales, quelles qu’elles soient.

           L’homme viriliste ne connaît pas la douleur ni le froid. Le sujet F se promène ostensiblement tout l’hiver en T shirt, et pour rendre la tenue plus spectaculaire et héroïque, il en retrousse les manches .Le spécimen T avait coutume de se jeter dans la mer démontée quelle que soit la période de l’année, en ressortait bleu et au bord du malaise en disant : « Ouais, ça va, elle est bonne, vous devriez y aller, franchement. » ; Notons que ces montrances n’avaient lieu qu’en public.

L’homme viriliste est un surhomme. La pluie glisse sur lui sans le mouiller (N), le pistolet à colle le brûle mais bon, c’est pas grave (G), il n’a pas de chagrin d’amour, n’a pas besoin de la présence de l’autre (A, jadis).