ERECTION ET SENS CRITIQUE

Un article du professeur Elise.

 

    

 

 

   En regardant la charmante demoiselle photographiée ci-contre, on serait tenté de penser que tout lecteur de cet article y verrait une pétasse siliconée et très vulgaire.

    En réalité, seuls les lectrices et les lecteurs homosexuels non virilistes parviennent à cette perception objective.

    Les lecteurs virilistes, eux y voient une demoiselle ayant mangé beaucoup de soupe pendant son enfance, ce qui développe naturellement la poitrine (traitant au passage de jalouse la copine qui aurait évoqué une aide chirurgicale probable), dotée en outre d’un sens de la mode personnel et minimal, dont l’absence apparente de subtilité et d’élégance serait en fait…du second degré ! (l’hypothèse du « second degré » a été formulée devant témoins par le spécimen N).

Si vous êtes sceptique, amusez-vous à faire le test sur le cobaye de votre choix, et n’hésitez pas à nous faire part des résultats de votre expérience.

    Ce petit miracle de la relativité de la perception est un phénomène quasi universel que nous expliquons ainsi : chez le mâle, LE SENS CRITIQUE EST INVERSEMENT PROPORTIONNEL AU TAUX D’ERECTION.

   

   En effet, dans une situation où le viriliste bande (plus ou moins), la partie de son cerveau dévouée en temps normal à l’exercice du sens critique n’est plus irriguée à cause de l’afflux sanguin sollicité par l’érection.

  

    Certains cas de mort cérébrale ont ainsi été constatés chez des sujets en parfaite santé qui étaient simplement en train de regarder un film pornographique (ou une côte de bœuf, une avocate de l’émission « Sans aucun doute », une « amie » très  « intelligente, forte et fragile à la fois », une ex avec qui il n’y a « plus aucune ambiguïté », n’importe quelle passante d’un âge raisonnable, etc…)

 

 

 

    Le sujet G, qui avait quelque intérêt pour ma personne, a déclaré que je ne portais pas de maquillage, ou si peu, nonobstant l’oeuvre cosmétique volontairement voyante qui orne mon visage.

    Le sujet  N, champion toutes catégories de la candeur masculine à l’égard des artifices féminins, est incapable de distinguer un hâle naturel d’une brûlure aux UV ajoutée à un « subtil » fond teint « terre de soleil » (qui laisse de vieilles traces sur le col de la minirobe blanche). Il refuse aussi de croire que les femmes s’épilent les sourcils. Des racines noires au sommet d’une chevelure blonde platine ne signifient nullement qu’il y a eu modification de la couleur naturelle. De même, devant un photographie de faux seins vue sur internet, ce sujet nous a soutenu qu’ils étaient naturels en dépit de leur proportion surhumaine (deux pastèques sur un fille pesant 45 kilos, habillée) et de la cicatrice, pourtant caractéristique, autour du mamelon.

  

   L’érection annihile donc le sens critique sur autrui à forte poitrine, mais altère aussi puissamment la faculté d’autocritique.

   Nous avons en effet pu observer chez de nombreux mâles, et en particulier chez le spécimen A en situation de coït (expérience menée par le professeur Nicolas) un durcissement phallique significatif lors de stimuli verbaux tirés de la rhétorique pornographique de type « oh oui, elle est si grosse, elle est énorme, tu es si fort… ».

    Dans cette circonstance, il semble clair que le mâle devient à tout persiflage, le  sens de l’ironie disparaissant en même temps que celui de l’autocritique sous l’effet de l’excitation sexuelle.

 

8 réponses

  1. Tout cela est vrai mais je décèle, peut-être à tort, une once de la jalousie dans ce post. Les filles acceptent mal le fait que plus une fille est attractive (ou bandante disons) plus celle-ci a de liberté. Dont celle d’être vulgaire, mais aussi plus ou moins bête, refaite, capricieuse, etc.

    Mais il n’y a pas de défaut d’objectivité de notre part. Il s’agit au contraire d’un froid et simple calcul d’un ratio effectué par notre inconscient. D’où le fait, en effet, que pour comprendre et justifier notre propre attitude nous vous expliquons que non, sa poitrine n’est pas refaite et que non, elle n’est pas vulgaire mais charmante. Observez d’ailleurs que pour vous expliquer cela nous utilisons notre tête et notre langue et non notre pénis. Sans quoi, d’ailleurs, vous vous plaindriez moins.

    Au fond de nous, nous savons donc très bien ce qu’il en est. Mais acceptez que d’autres paramètres rentrent en ligne de compte. Et, finalement, il n’y aurait défaut d’objectivité que si nous acceptions la même tenue vestimentaire d’une Pamela Anderson sur une Roselyne Bachelot. Ce qui n’arrive jamais.

  2. Je l’avoue humblement, je suis absolument jalouse et surtout très méfiante à l’égard de ces bandantes simplettes. D’où une certaine agressivité de ma part lorsque je décris toutes ces porteuses de French Manucure et de gloss à paillettes. D’où aussi une partialité caustique indéniable quand je tente d’expliquer leur pouvoir de séduction.
    En revanche, je me permettrais d’émettre un doute sur la froideur du calcul évoqué…
    Un calcul, si inconscient fût-il, vous dissuaderait de nous débiter des absurdités forcément énervantes pour des filles qui, en plus de leur superbe poitrine naturelle, se sont crues obligées d’avoir une personnalité, une culture, un métier, un savoir faire en matière de ménage, de cuisine, et de sexe.
    On ne nous en demandait pas tant…

  3. Effectivement.

    Une personnalité, une culture, un métier, un savoir faire en matière de ménage, de cuisine, et de sexe. Tout ça. Fichtre. Alors qu’il vous aurait suffit de vous teindre en blonde et de dévoiler fièrement votre corps et votre superbe poitrine naturelle dans des tenues ridiculement petites.

  4. C’est bien vrai, et j’essaie, mais cela m’est interdit en ma qualité d’officielle du spécimen N, votre ami…(voir “Relookée par un viriliste”).
    De dépit, je suis aigrie et écris des méchancetés sur les hommes et les poufs.

  5. Quel méchant homme égoïste. Encore un peu et il va vous demander de vous refaire une virginité.

  6. Quoiqu’il en soit, sachez que d’autres aigries se délectent infiniment et quotidiennement de vos lignes cher professeur Elise! Surtout continuez vos brillantes recherches!

  7. Avant de lire le débat ci-dessus qui a l’air vif (peut être Blueberry cherche-t-il des amis? amis, cf l’article sur la baston qui scelle une amitié), alors moi j’ay vois une pouf vulgaire, sur la photo, et je mènerais bien l’enquête auprès des sujets masculins qui m’entourent, mais j’ai peur d’avoir envie de les assomer (et pas pour sceller notre amitié) s’ils voient autre chose qu’une pouf.
    Si l’hypothèse du second degré m’a fait hurler de rire, je pense comme le professeur élise qu’elle reste difficile à cautionner.
    Pour ma part j’ai osé dire que l’actrice de mary à tout prix était une grande bringue avec des yeux de poissons, et je me suis pris dare dare le “t’es jalouse” dans la tête. Je me suis donc retrouvée en train de me justifier en citant toutes les Nathalie Portman et compagnie que je trouve vraiment jolie. Ca reste désagréable de pas avoir le droit d’avoir une opinion non hormonale sur les autres nanas. D’ailleurs élise je la trouve très jolie.

  8. Merci Laura! Merci Lucie!

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