Un article du professeur Elise.
« La solitude n’est donc pas seulement
un désespoir et un abandon,mais aussi
une virilité, une fierté et une souveraineté. »
Emmanuel Levinas, Le Temps et l’Autre.
Dans la continuité de nos observations sur le piment, penchons-nous à présent sur la prétendue résistance, voire l’invulnérabilité de l’homme aux douleurs physiques ou morales, quelles qu’elles soient.
L’homme viriliste ne connaît pas la douleur ni le froid. Le sujet F se promène ostensiblement tout l’hiver en T shirt, et pour rendre la tenue plus spectaculaire et héroïque, il en retrousse les manches .Le spécimen T avait coutume de se jeter dans la mer démontée quelle que soit la période de l’année, en ressortait bleu et au bord du malaise en disant : « Ouais, ça va, elle est bonne, vous devriez y aller, franchement. » ; Notons que ces montrances n’avaient lieu qu’en public.
L’homme viriliste est un surhomme. La pluie glisse sur lui sans le mouiller (N), le pistolet à colle le brûle mais bon, c’est pas grave (G), il n’a pas de chagrin d’amour, n’a pas besoin de la présence de l’autre (A, jadis).
Archivé sous: Non classé | Tagué : invulnérabilité, le viriliste super héros, surhomme, surmâle
Et, lorsqu’il tombe malade après avoir enlevé son seul tee-shirt et s’être jeté dans la mer en Novembre, l’homme devient un petit enfant qui ne comprend pas pourquoi il est tombé malade et qui demande une présence de chaque instant pour l’entendre geindre.