JE SOUILLE DONC JE SUIS.

Un article des professeurs Elise et Nicolas.

    

     

    Une chambre ou un appartement de viriliste est dans 75% des cas une immonde tanière (toujours un lien avec l’animal). En effet, laver comme ranger sont des comportements incompréhensibles de « bonne femme ». 

Nous avons ainsi pu observer l’intérieur du spécimen M, et on a découvert des tranches de jambon collées au sol depuis des lustres, des cadavres de bouteilles un peu partout pour montrer aussi qu’on tient l’alcool (nous avons évoqué le lien entre alcool et virilité dans un article antérieur), de la crasse graisseuse, des monceaux de vaisselle pleins de fromage séché (!).   

             De même, laisser des assiettes sales près de son lit attirant ainsi toutes les créatures insectoïdes de la création ne dérange pas le viriliste.   

             A ce propos, un de nos spécimens des plus philosophes, le sujet T, nous voyant vider un cendrier qui débordait, nous gratifia de cette pensée pleine de sagesse : « Pourquoi tu fais ça, ça sert à rien, tout à l’heure ce sera exactement pareil et tu devras recommencer. ». Certes.

             Si cette désaffection de l’hygiène sur et autour de soi ne concerne qu’une partie de nos sujets d’étude, tous ont le mépris de la vaisselle en partage. Les spécimens BE, A, N, entre autres, se sentent l’âme de grands chefs étoilés lorsqu’ils s’agit de cuisiner, tâche à laquelle ils consentent à s’abaisser car elle est création, mais se rétractent au moment fatidique de la vaisselle, invoquant le partage des tâches.

 

             Au contact du specimen N, nous avons observé un mode de rangement récurrent : le tas.  Il s’applique à toutes les natures d’objets.

 

Tas d\'affaires de sport.

Tas d’affaires de sport.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tas de disques et papiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tas de livres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tentative de dissimulation d’un tas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tas dans la cuisine, le champ de bataille après la “création”  du chef viriliste.

Une réponse

  1. tiens, du Muray…

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