Un article du professeur Elise.

Le marquage de territoire a pour finalité la possession.
Le premier objet sur lequel le mâle veut marquer sa possession est son territoire matériel, son espace de vie. Ce marquage intervient par une salissure méthodique de la tanière, que nous étudierons plus profondément dans l’article « Je souille donc je suis ».
Outre ce marquage de l’espace, en particulier des toilettes, par la technique dite « du chien », nous observons une volonté de marquer son territoire sur le corps du partenaire, en général par la technique dite « du bélier ». Nos lecteurs et lectrices n’ont pas besoin d’un schéma pour comprendre les applications de cette technique, consistant à brutaliser tous les orifices à portée de matraquage.
En découle l’illusion de l’appartenance du partenaire, illusion exprimée par ce florilège de citations prononcées au plus fort de la démence :
· Spécimen G, tentant d’exprimer dans son impossibilité de concevoir la rupture : « Ces hanches, que j’avais faites miennes ! » Nous tentons toujours d’élucider le sens exact de ces paroles. « hanches » serait-il une figuration métonymiquement polie des orifices se situant à proximité ? Pénétrer serait donc « faire sien ». J’appartiens donc à mon tampon.
· Spécimen A : « Ton cul s’est moulé sur ma bite ! ».
· Spécimen B, devant la révélation que nous ne sommes pas à sa disposition, tenant de conjurer cette brutale réalité en criant ce qu’il veut croire : « Tu es à MOI ! Tu M’APPARTIENS ! ».
Des techniques de marquage du corps plus subtiles que celle du bélier ont été observées chez certains mâles, notamment les manies de :
· de faire des bleus sous couvert s’étreinte passionnée.
· de faire des suçons
· de poncer la peau du partenaire avec la barbe
· de laisser des traces de morsures pour avoir auprès de nos amies la réputation d’amant ardent
Ne nous y trompons pas, derrière tous ces marquages se cache le plaisir sournois de faire mal, plaisir qui exprime une des idées fondamentales régissant la psyché viriliste (détaillée dans l’article « Virilisme et rentrance ») : « Je suis le plus fort »
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