Un article du professeur Nicolas
Qui n’a jamais entendu clamer un homme qu’il tenait l’alcool parce qu’il a des couilles…
Seuls mais, surtout entourés d’autres hommes, dans l’optique du combat de coq que nous étudierons plus loin, les hommes doivent prouver la taille de leur sexe et la grosseur de leurs testicules en tenant l’alcool. Un homme qui demande un jus d’orange lors d’une soirée est regardé avec pitié par ses « rivaux ». On sait que cette coutume existe de longue date et est attestée chez les Slaves ou les Scandinaves depuis le haut Moyen-âge.
De même, un « homme, un vrai » se doit de supporter le piment vert bouthanais (peut être le plus fort) en disant comme le spécimen F. « ça relève le goût. Ah bon, tu trouves ça fort, oui, oui, ça pique un peu… » On sait que celui-ci se retient de boire ou de manger un bout de pain pour faire homme à moins d’être originaire d’un pays où on se nourrit de piments (et ce n’est pas le cas du spécimen F.)
On note ainsi un étrange lien entre virilité et tenir des boissons ou condiments…
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Concernant les regards portés à celui qui commande un jus d’orange, ce n’est pas toujours de la pitié. Personnellement, je me méfie toujours de ceux qui ne boivent pas. Pas parce qu’ils se désolidarisent ainsi du groupe, non, mais parce que je les soupçonne de fomenter quelque mauvaise action nécessitant d’être sobre.
Bien vu, Blueberry, et surtout merci de nous fournir un témoignage viriliste, apport précieux dans la quête de vérité scientifique qui, vous l’aurez compris, caractérise ce blog.
Je me permets de répondre, bien que n’étant pas l’auteur de cet article (écrit par le professeur Nicolas, mon collaborateur.).
Vous dites que le regard que vous portez sur celui qui ne boit pas n’est nullement de la pitié à l’égard de celui qui s’affiche comme un sous homme, mais de la méfiance face à celui qui pourrait” fomenter quelque mauvaise action nécessitant d’être sobre”.
Cependant, la capacité à manigancer, la ruse, le vice, la rouerie en somme, étant universellement et scientifiquement réconnus comme étant des caractéres sexuels secondaires féminins (se développant à la puberté, sous l’effet des hormones, en même temps que les seins), soupçonner un homme de manigances ne revient-il pas à le traiter d’efféminé? Et donc à avoir pitié de lui?
Ah oui tiens. Ce doit être exactement pour ça que, même si je n’ai pas pitié d’eux, je les considère comme des gonzesses.