Il sera donc ici question d’éthologie du sujet mâle, un regard scientifique analysant et tentant d’expliquer ses instincts, pratiques folkloriques et superstitions, de la déification du phallus au goût pour le gras, la viande et la bière, en passant par la propension à la destruction et l’inimitié envers l’expression, ou envers le savon (chez le jeune mâle en particulier, pour ce dernier thème.).
Le concept de virilisme, notre principal outil de travail, doit être compris indépendamment des définitions que peuvent en donner les dictionnaires. Il est à entendre comme l’essence cachée de chaque acte, de chaque parole, de chaque attitude, de chaque décision du mâle.
Le concept montrance est à comprendre dans le sens désuet du terme, comme une propension à l’ostentation, à la mise en scène des comportements virils.
Virilisme et montrance constituent ainsi de véritables clefs pour l’analyse comportementale de l’homme dans son milieu et pour la recherche du sens et de la fonction de ces mécanismes au regard de l’évolution.
Le virilisme est une philosophie de la virilité. Ce n’est en effet nullement une virilité simple et se limitant au port d’organes génitaux distinctifs. Il s’agit d’un au-delà de la pilosité. Plus qu’un dosage spécifique de testostérone, c’est une « testostérone attitude » que la notion d’ « übersexualité » résume assez bien. Pour résumer, nous sommes face à une constitution du genre masculin en identité qui pourrait nous permettre de définir le virilisme comme une méta virilité, déterminant des comportements pas toujours faciles à supporter pour celui ou celle qui côtoie le mâle, mais fascinants (et amusants) à observer dans une perspective de virilologie comparée
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